Départ et premier mois de voyage

Après deux mois de confinement à bord d’Arvik, nous sommes enfin partis du port de Piriac sur Mer. Nous avons pu profiter de ces deux mois d’immobilisation pour finir les préparatifs du bateau, à savoir la pose du régulateur d’allure, l’installation des nouveaux panneaux solaires et la mise en place d’un réservoir d’eau douce supplémentaire.

Le voyage commence, enfin le préambule du voyage car avec la pandémie que le monde vient de subir, nous sommes contraints de modifier notre destination de l’été. Les frontières norvégiennes sont fermées. Nous décidons donc de nous rabattre sur un tour de l’Islande, la côte nord étant particulièrement réputée pour la présence de cétacés.

Le mois de juin a donc été l’occasion de préparer de bateau et l’équipage à cette grande traversée de 10 jours tout en remontant la Bretagne jusqu’à Brest.

Voici un petit résumé de notre éco-voyage durant ce mois.

Nos rencontres avec les cétacés

Les dauphins ont été très timides, nous n’avons commencé à en voir qu’après avoir passé l’archipel de Glénan. Nos navigations sur la pointe de Bretagne ont été plus régulièrement accompagnées mais toujours sur des périodes assez courtes et uniquement des dauphins communs.

Aucune baleine aperçue ni d’autre espèce de cétacé. Nous avons cependant eu le temps de finaliser le dispositif d’écoute et d’enregistrement audio avec l’acquisition d’une interface audio nomade de haute qualité capable de couvrir un spectre audio 5 fois supérieur à celui de l’oreille humaine. Couplé à l’hydrophone de qualité scientifique, cela nous permettra d’enregistrer l’intégralité du chant des baleines de 0.5Hz à environ 100kHz. Le tout bien à l’abri dans une pochette étanche, nous sommes prêts à les enregistrer par tous les temps !

La pollution plastique sur les côtes bretonnes

De ce côté, on a eu plus de chance si l’on peut dire. Dans les différents ports où nous avons fait escale nous avons constaté en règle générale, la présence de beaucoup de déchets, venant principalement de la ville adjacente au port ou du port lui-même.

Une source de pollution dont nous n’avions pas conscience vient du parking ou d’une grande surface de béton à coté du port de pêche qui est utilisé pour trier et réparer les filets de pêche. On y retrouve pleins de petits bouts de cordages de multiples couleurs et épaisseurs qui jonchent le sol. Le pluie et le vent se chargeront malheureusement de les jeter dans les eaux du port.

Les déchets étaient moins présents en mer, surtout en Rade de Brest où nous en avions beaucoup vu l’été dernier. Curieusement, nous avons repêché à deux reprises une bouteille d’eau minérale chinoise, en parfait état de conservation donc récemment jetée en mer.

Nous avons eu la chance de commencer à construire notre filet à micro-plastiques dans les locaux d’Explore qui ont été pleins de bons conseils. Le filet a fini d’être cousu par la voilerie All Purpose de Concarneau, présente dans la rue d’à coté, un grand merci à eux pour leur aide précieuse. Nous avons donc toutes les pièces, il ne manque plus qu’à l’assembler et le tester.

Les débuts d’une vie éco-responsable à bord

Toutes les petites solutions que l’on a mises en place à bord sont concluantes pour le moment, que ce soit dans un mode de vie zéro déchets ou pour une consommation électrique raisonnée.

Les premières navigations sous régulateur d’allure ont été un franc succès. Il faut prendre quelques minutes pour bien équilibrer le bateau et régler la pale aérienne avant de lui laisser les commandes. Mais une fois ces réglages bien ajustés, il barre aussi bien que nous, voir peut-être un peu mieux dans certaines situations. L’absence d’un pilote automatique électrique ne nous a pas du tout manqué.

Toujours côté électricité, la vie sans frigo se passe très bien, nous avons trouvé des alternatives concluantes comme :
– un beurrier à eau
– le stockage du fromage dans les cales
– la viande séchée faite maison

Pour le mode de vie zéro déchet, nous avons remplis l’épicerie de bord de contenants réutilisables pleins de produits secs : farine, pâtes, riz, semoule. Et les seuls déchets que l’on produit sont les contenants en verre et quelques emballages comme le papier qui contient les mottes de beurre. Ce n’est pas parfait mais on progresse 🙂

Et enfin, le Bokashi, notre compost d’appartement est en fonctionnement depuis déjà 2 mois. Nous tournons avec 2 bokashi de 5L chacun, qui se remplissent très vite. Les déchets organiques n’ont pas vraiment le temps de se décomposer complètement mais l’expérience reste concluante car nous faisons attention de les vider au large des côtes et l’état de décomposition suffit à faire couler instantanément l’amalgame de pelures décomposées.
Si vous voulez en savoir plus on vous explique ça –> ici <–

Il nous reste encore beaucoup de choses à mettre en place à bord et on a hâte de rencontrer des cétacés pour commencer les enregistrements mais ce préambule au voyage commence plutôt bien. Nous avons hâte de partir en mer.

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